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Selon statistiques au 31.12.2009 |
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Le nombre des salariés a augmenté régulièrement de 1979 à 1991. 1992 a été une année marquée par les mesures d'urgence du Conseil d'Etat prévoyant une réduction des effectifs du personnel de 11% de 1992 à 1997. Nous remarquons que les effets de cette politique d'assainissement des finances cantonales ont eu des répercussions visibles sur l'effectif des salariés de la Caisse, puisque ce dernier s'est réduit fortement en 1992 (les postes fermés, pour cause de retraites ou autre, n'étaient pas repourvus). L'effectif des salariés n'a rejoint son niveau de 1991 que 7 ans plus tard (en 1998). Et depuis, il progresse à nouveau, et même de manière plus marquée pendant les années 1998 à 2003. 2004 et 2005 sont deux années qui se distinguent par une progression moins forte de l'effectif. |
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Le nombre de pensions versées ne cesse de progresser. Précisons que le nombre de pensions versées est supérieur au nombre de pensionnés dans la mesure où certains pensionnés bénéficient de plusieurs pensions. Depuis 1992, ce mouvement s'amplifie. Plusieurs raisons peuvent être avancées: l'amélioration constante du plan de prévoyance de la CIA, la mise en place à la CIA dès 1988 des retraites partielles, l'introduction de la pension de conjoint survivant (veuve et veuf) en 1989 et la possibilité de bénéficier du PLEND (Plan d'encouragement au départ anticipé) proposé par l'employeur depuis 1993. Cette tendance devrait s'accentuer pour les années à venir, d'une part parce que l'espérance de vie augmente et que, de ce fait, une personne reste pensionnée plus longtemps, d'autre part parce que la génération du "baby boum" commencera à entrer en âge de retraite possible. |
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Le système financier de la CIA est un système mixte, c'est-à-dire qu'il se situe entre la capitalisation et la répartition. Ainsi, la proportion entre les salariés et le nombre de pensions versées peut avoir une influence sur la détermination du montant des cotisations.L'évolution de ce rapport a toujours été prise en compte dans les projections effectuées sur le long terme, et l'est régulièrement lors de chaque expertise actuarielle. |
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Le degré de couverture correspond au rapport entre la fortune sociale de la Caisse et la totalité de ses engagements. Les engagements comprennent les réserves mathématiques des pensions en cours et les prestations de sortie des membres salariés. La CIA peut déroger à l'exigence imposée par la LPP de la couverture totale (à 100%) des engagements envers ses membres, car elle bénéficie de la garantie de l'Etat de Genève. Ses statuts précisent néanmoins que le degré de couverture ne doit pas être inférieur à 50% (art. 7 de l'Annexe aux statuts). Le graphique indique deux degrés de couverture : - le premier (DCE) est calculé sans tenir compte des réserves pour fluctuations de valeurs. Il correspond au degré de couverture en situation d'exploitation. - le second (DCL) prend en considération les réserves pour fluctuations de valeurs, ainsi que, depuis 1998, la réserve pour longévité. Il prend donc en compte la fortune totale de la Caisse et informe sur la situation de la Caisse dans la perspective d'une liquidation. C'est le degré de couverture qui est considéré lors des expertises actuarielles. Signalons finalement que, depuis 2003, le DCL correspond au degré de couverture calculé selon l'art. 44 de l'OPP2. Le rôle des réserves pour fluctuations de valeurs est de permettre d'assurer un rendement annuel mimimum des titres (4.5 % globalement). Cette réserve est alimentée lorsque les rendements annuels sont supérieurs à 5,5% pour les obligations, et à 9 % pour les actions. |
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Années 1997 à 2001 Les performances des investissements pendant les années 1997, 1998, 1999 furent bonnes (voire exceptionnelles pour les actions Europe et Monde en 1999) et les réserves ont augmenté. Par contre, en 2000 et 2001, des prélèvements dans les réserves ont été nécessaires (55 Mio. en 2000 et 439 Mio. en 2001), ce qui explique en grande partie la baisse du DCL de 76.90% en 1999 à 69.87% en 2001. Le DCE, quant à lui, a maintenu sa progression durant ces cinq années malgré deux années boursières difficiles. C'est grâce aux réserves pour fluctuations des valeurs constituées pendant les années précédentes que la CIA a pu préserver le rendement minimal de sa fortune sociale en 2000 et 2001, et assurer ainsi une progression plus forte de sa fortune sociale par rapport à celle de ses engagements. Cette amélioration est aussi due à la faible adaptation des traitements assurés et des pensions. |
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Année 2002 La troisième année consécutive marquée par une baisse boursière du marché des actions a contraint la CIA à dissoudre ses provisions, c'est pourquoi le DCE et le DCL coïncident presque totalement (la différence provient de la provision pour les obligations, que l'on doit maintenir par contrainte légale et qui s'élève à quelque 77 millions). Relevons également qu'en 2002 la CIA a procédé à l'adaptation de ses tables de mortalité. Le passage de VZ 1990 à VZ 2000 a eu comme répercussion d'augmenter fortement le montant total de ses engagements (à la fois les réserves mathématiques des pensions en cours et les prestations de sortie des salariés). Les deux effets conjugués, rendement négatif et forte augmentation des engagements, ont fait perdre à la CIA environ 10% de degré de couverture. On estime à 6 points, et respectivement 4 points, la part de chacun dans la baisse constatée. Le degré de couverture de 60% reste supérieur de 10 points par rapport au niveau exigé par les statuts (50%). |
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Année 2003 L'année 2003 est caractérisée par la reprise des marchés boursiers. La progression de l'effectif des actifs (+4.9%) et de celui des pensionnés (+6,61%) est toujours soutenue et le total des engagements de la Caisse a augmenté de 5,6%. La fortune sociale a, quant à elle, progressé de 6,1%. Il en résulte une très légère augmentation du DCE et la possibilité pour la Caisse de reconstituer des réserves pour fluctuations boursières (à hauteur d'environ 226 millions de francs.) Quant au DCL, les bons résultats sur les placements ont permis non seulement de stopper sa diminution, mais de le faire remonter à 62,82 %. |
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Année 2004 L'année 2004 peut être qualifiée de stable en terme de degrés de couverture. En effet, le rendement de la fortune de cette année s'élève à 4,9% alors que, parallèlement, les engagements actuariels de la Caisse augmentent de quelques 3,6%. Il en résulte une très légère amélioration du DCE, qui passe à 61,01%. Le DCL, quant à lui, progresse moins fortement pour atteindre les 63,26%. En ce qui concerne nos membres salariés et pensionnés, deux points sont à souligner pour l'exercice sous revue : a) la progression de l'effectif des salariés a été moins importante que celle constatée pendant l'exercice 2003 (environ la moitié moins). Relevons toutefois que sa progression (+2,2%) demeure supérieure à celle utilisée dans les projections actuarielles. b) le nombre des entrées en retraite sont plus importantes que l'année passée en raison d'une forte augmentation des retraites partielles (+59% contre +24% en 2003). Cette augmentation est probablement due à l'inquiétude concernant la pérennité du plan d'encouragement aux départs anticipés (PLEND) proposé par l'Employeur, qui accompagne la retraite anticipée à raison de 70% des cas. |
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Année 2005 L'amélioration des degrés de couverture est essentiellement due à l'excellente performance des marchés financiers et à la progression de l'encaissement des cotisations suite à l'accroissement de 1.52 % de l'effectif assuré. Ainsi, grâce à cette année 2005, le DCL a atteint à nouveau un niveau comparable à celui de l'année 2001. En ce qui concerne l'effectif assuré, comme l'année précédente, on relève une progression des membres actifs moins soutenue que dans les années 1998 à 2003. On remarque par ailleurs un léger fléchissement des départs à la retraite (702 pensions ouvertes en 2005, contre 709 en 2004). On note cependant que ce nombre est encore très élevé par rapport à l'exercice 2003 (610 pensions ouvertes). |
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